Avant la fin de la fin

Joyeux Noël à vous, les rares qui passent encore sur ce blog voué à l'abandon. Des vacances placées sous le signe des révisions mais gardons espoir. Malgré l'anatomie, la biochimie, la biologie moléculaire et j'en passe, je me bats, j'avance tous les jours un peu plus, je m'expose aux situations angoissantes. Aurélien n'a pas dit son dernier mot ...

PAS DE COURAGE SANS OPTIMISME


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# Postato mercoledì 23 dicembre 2009 18:52

I'm not dead

I'm not dead
Je ne suis pas mort, non. Je suis toujours là avec vous. Vous le voyez, ce garçon au fond de la cours du Poncelet sur un banc avec ses amis à rire ? C'était moi, c'était lui, cet Aurélien que je ne suis plus aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai franchi un pas, j'ai évolué, j'ai grandi même si il reste du travail. Je travaille, je me donne à fond dans ce que je fais car je compte m'en sortir. J'ai souffert, je me suis pris des claques en pleine figure mais beaucoup de choses évoluent, je me bats, je ne me laisse pas marcher sur les pieds et je compte m'en sortir. J'ai encore énormément de mal à me faire à cette vie si différente, à ce mode de fonctionnement mais un être humain normalement constitué s'adapte. Il y a des coups durs, des mauvaises surprises mais aussi des bonnes, des défis relevés, ses sourires qui en valent la peine et toute cette merveilleuse vie qui m'attend et qui s'ouvre devant moi.J'ai 18 ans depuis plus d'une semaine, en regardant les photos, je me revois bien portant, le sourire aux lèvres. Je regrette tant cette époque mais la boucle est bouclée, la page a été tournée. Je bosse du mieux que je peux, je relativise, mon rythme de vie n'a rien d'enviable et mon organisme prend des coups mais je suis encore là avec vous, je veux réussir ma vie, je veux prouver que je suis capable de faire mordre la poussière à ce qui me ronge. C'est un combat de longue halène mais je dois me battre et si échec il y a, je dois recommencer la tête haute. En P1, on en apprend plus sur soir et sur les gens qu'au niveau des cours. J'ai souffert, le combat n'est pas gagné, je suis en vacances à partir de mardi prochain, je me demande si ma tête sera assez grosse pour emmagasiner autant de choses mais je vous dit aujourd'hui avec toute la sincérité du monde que j'ai trouvé une certaine stabilité.

Bonsoir les amis ;)
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# Postato mercoledì 09 dicembre 2009 19:41

J'emmerde les substitutions nucléophiles et éléctrophiles

Je suis sorti de cette phase ou du moins, je suis sur le point de refaire surface. Beaucoup de choses se sont passées, beaucoup de doutes dans ma tête, mais une sensation, une unique sensation : se sentir vivant et vivre normalement.

# Postato sabato 31 ottobre 2009 20:22

Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur. Le souvenir de la douleur est de la douleur encore.

Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur. Le souvenir de la douleur est de la douleur encore.
Aujourd'hui, j'aimerais vous dire que tout va bien mais je ne vous mentirai pas. Ma vie ne ressemble à rien, j'ai tout perdu. Ma maison, mes anciens amis, mes repères, ma force, ma volonté et j'en passe. Ma vie est un fiasco, ma vie détudiante ne rime à rien. Je vais mal et tous les jours je m'enfonce un peu plus dans le cercle vicieux de mes angoisses. J'ai l'impression d'avoir à nouveau 14 ans. Je n'accepte pas ma vie d'adulte, je n'accepte pas le changement, je veux tout simplement retourner chez moi, prendre le bus tous les matins, retrouver ma Terminale 18, ma Première 14 ou ma Seconde 11, retrouver les gens que j'aime, les couloirs bondés, la queue de la cantine, les plats pas mangeables qui vont avec, les profs qui sont malgré tout présents pour toi, des cours qui veulent dire quelque chose, des rires et des sourires sincères, des délires et encore des délires, les pions qui t'engueulent parce que tu utilise ton portable dans les couloirs, les heures volées sur un banc dans la cours ou chez Dosda ... La Bonne Au', les heures de 16h à 17h sous le préau C alors qu'il fait - 19 °C, attendre un de ses sourires dans la file de la cantine, rire et avoir la force de continuer. Parce qu'aujourd'hui, je n'ai plus la force de continuer. Je suis fatigué de ma vie, je suis épuisé de mon quotidien. Tout m'agresse, je me sens attaqué de partout, je n'ai plus envie de ma battre, je voudrais juste me laisser couler et me laisser aller. Traitez-moi de gamin ou de tout ce que vous voulez plus rien ne m'importe, ma vie actuelle ne me convient pas. La P1 non plus, cette Fac non plus. Je suis fatigué de tout ça, je suis fatigué aussi du mal que je fais subir aux autres. Je ne peux plus me regarder dans une glace sans ressentir des remords. Je ne peux plus voir mes joues se creuser jour après jour, je ne peux pas accepter le fait de passer 2h à manger une assiette comme il y a 3 ans. Mes anciens démons reviennent plus forts que jamais, et ça me fait souffrir à un point terrible. J'ai eu mon Bac avec 17.55 de moyenne générale, je ne suis pas capable de partir de chez moi. Je souffre, je ne veux plus y retourner. J'accumule un retard scolaire que je n'ai jamais accumulé, je ne vois plus mes cours, je ne révise plus. Je n'en est plus le temps. Je passe mes journées à me battre contre mes attaques de panique qui surviennent en amphi maintenant. Sur les 380 élèves de ma promo, tout le monde connait Aurélien Amico, le fragile qui sort de cours 3 fois par semaine. J'ai une boule au fond de mon ventre et personne ne cherche à comprendre ce qu'il m'arrive. Je suis déçu de moi-même, de cet avenir tout flambant neuf qu'on me promettait et qui ne rime à rien. Je ne veux pas d'avenir, je préfère m'empoisonner avec mon passé. En surface il faut avoir l'air posé et calme mais en réalité je ne suis pas posé et calme, je suis en train de détruire tout ce qui m'entoure moi-même compris. Je suis entouré mais seul, la surveillante de mon amphi commence à me connaître par coeur à force ... Je patauge totalement et je sais que je suis immatûre, je sais que je devrais revoir le positif et la lumère mais ça fait 1 mois que je ne fais que sentir la noiceur des ténèbres qui m'engloutissent. J'aimerais m'envoler partir, me sentir libre de toutes ces contraintes mais mes pieds sont collés avec de la superglue par terre. Je ne me reconnais pas, je ne me reconnais plus. Je ne sais plus qui je suis et peut-être vaut-il mieux que je ne le sache pas. Je m'isole des autres alors que je suis quelqu'un de naturellement sociable, j'attends que mes heures de cours se finissent alors que j'ai toujours été quelqu'un qui ne voyait pas le temps passer en cours ... Quand j'ai l'impression de reprendre le contrôle, tout me quitte à nouveau et je fais 3 pas en arrière. Aujourd'hui, c'est fini, j'attends patiemment avec mes souvenirs en tête et mes espérances que les choses s'arrangent parce qu'elles finissent toujours par s'arranger. Aujourd'hui, j'attends de pouvoir à nouveau redémarrer de 0. J'attends le moment où mes rires sonneront juste. Vous penez peut-être que j'exagère, je sais que pas mal de ceux qui vont apprendre ma chute vont se frotter les mains mais je m'en fiche aujourd'hui, plus rien ne m'importe à part la recherche d'un nouveau bonheur.
J'aimerais vous dire que tout va bien, je ne mentirai pas ... Non, je ne mentirai pas ...

# Postato sabato 10 ottobre 2009 18:33

Le bonheur, c'est toujours pour demain ...

Le bonheur, c'est toujours pour demain ...
De New-York à Tokyo, tout est partout pareil. On prend le même métro vers les mêmes banlieues. Tout le monde à la queue leu-leu. Les néons de la nuit remplacent le soleil et sur toutes les radios on dance le même disco. Le jour est gris, la nuit est bleue. Dans les villes de l'an 2000, la vie sera bien plus facile, on aura tous un numéro dans le dos et une étoile sur la peau, on suivra gaiement le troupeau. Dans les villes de l'an 2000 ...
Mirabelle ou Roissy, tout est partout pareil. Tout autour de la Terre, on prend les mêmes charters pour aller où le ciel est bleu. Quand on ne sera plus où trouver le soleil, alors on partira pour Mars ou Jupiter, tout le monde à la queue leu-leu ... Dans les villes de l'an 2000, la vie sera bien plus facile, on aura tous un numéro dans le dos et une étoile sur la peau. On suivra gaiement le troupeau, dans les villes de l'an 2000 ... Monoplis, il n'y aura plus d'étrangers, on sera tous des étrangers. Dans les rues de Monopolis ... Marcherons-nous main dans la main ? Comme en 1980 ? Tous les 2 dans Monopolis ... Quand nos enfants auront 20 ans, nous on sera d'un autre temps, le temps d'avant Monopolis ... Je me vois assis sur un banc, seul au milieu de Monopolis ...


Monopolis, Starmania ( 1979 )

# Postato sabato 10 ottobre 2009 18:05